Un an après le discours de Cherbourg :
Le mauvais gag de la Force de frappe française
Désarmer volontairement ou pas, telle est la question.
Mise en ligne le : 21 mars 2009
C’était tout juste il y a un an.
Le 21 mars 2008, le président de la République, Nicolas Sarkozy, prononçait à Cherbourg, à l’occasion du baptême (sans mise à l’eau) du SNLE-NG “Le Terrible” (sous-marin nucléaire lanceur d’engins, de nouvelle génération), un discours où il annonçait à la fois la poursuite de l’effort de la France en faveur de sa force de frappe, et des gestes de sa part en faveur du désarmement. Il revenait aussi, quoique fort discrètement, à une conception des “intérêts vitaux” français -que cette “force de dissuasion” nucléaire est censée protéger- beaucoup plus proche de la stratégie traditionnelle gaullienne (où ces “intérêts vitaux”, quoique jamais explicités, tendaient à se confondre avec la défense du territoire français) que de celle exposée le 19 janvier 2006 par Jacques Chirac dans son discours de l’Ile Longue (d’après lequel la défense des “intérêts vitaux” français par l’arme nucléaire pouvait aller de l’attentat terroriste commandité par un Etat étranger jusqu’à la rupture de nos “approvisionnements stratégiques”, en passant par la défense d’un Etat ami). Read more »